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{   Brin de sagesse   }

ROB GUENETTE – ENTREVUE SUR LA NOTION DE CONFIANCE

Reconnu comme un être passionné et énergique, Rob Guenette a œuvré en publicité autant chez le client qu’en agence...

Côté client, il a d’abord passé 14 ans à Unilever, puis il s’est joint à l’équipe de Molson en 2000 à titre de vice-président et directeur de la publicité internationale. Côté agence, Monsieur Guenette est devenu président de TAXI Toronto en 2004 où il a récemment été nommé chef de la direction. Il combine sa passion pour la publicité, le design, la culture et les arts avec un style de gestion humain, authentique, sincère et « plein de bon sens ».

Monsieur Guenette nous a consacré du temps pour nous dire toute l’importance qu’il accorde à la confiance, à l’enthousiasme et à un complet bien coupé.

Sur le fait d’être le petit nouveau…
Quand je suis arrivé à Toronto, il y a 20 ans, je ne connaissais personne, pas même une seule personne. Et je n’avais pas fréquenté les bonnes écoles. Je ne suis pas allé à Harvard ni a Wharton ni à Western. Je provenais du secteur des produits de consommation courante. Je venais de la côte est du Canada. J’arrivais dans le noyau institutionnel du pays. Il fallait que je me décide rapidement - soit je me laissais intimider par ces gens, soit je les regardais en pleine face pour leur dire ce que je pensais. J’ai choisi la deuxième option et je n’ai plus jamais regardé dans le rétroviseur.

Sur la franchise…
Paul Lavoie, le président du conseil de Taxi, et moi étions déjà de bons amis avant de commencer à travailler ensemble. Nous avons convenu que si nous ne pouvions pas nous parler franchement, nous ne pourrions pas collaborer. Nous nous sommes donc promis d’être franc et nous nous sommes serré la main. Il arrive que je dise des choses qu’il n’aime pas entendre tout comme il lui arrive de dire des choses qui ne me font pas plaisir. Parfois nous sommes assez durs l’un envers l’autre. Mais nous n’en faisons pas une affaire personnelle. C’est plutôt une question d’affaires. Si on ne peut pas se permettre de parler en toute honnêteté, si on fait montre de trop de sensibilité, on dépense alors trop d’énergie en faux-fuyants et subterfuges.

Sur la personne morale…
Je vois l’économie d’aujourd’hui comme une occasion pour notre entreprise de mettre de l’ordre et de couper dans le gras. La situation nous donne la chance de faire un bilan, d’analyser notre comportement – et tout le reste. Quand tout va bien, on boit un peu plus de vin, on mange un peu plus de steak, puis soudainement on se regarde et l’on se dit : « mais d’où me vient cet excès de lard ? » Je crois que la même chose se produit en entreprise. Je suis déterminé à ce que Taxi sorte de cette crise comme un athlète de niveau olympique – une agence Taxi plus mince, plus déterminée et plus rapide. Une bien meilleure agence Taxi.

Sur l’habit qui fait le moine…
Hier, j’ai assisté à un important événement de l’industrie et j’ai observé mes collègues. Il y avait beaucoup de personnes dans la salle, provenant autant du milieu des agences que de celui de la finance. La plupart des hommes étaient âgés de quarante à soixante ans. Et je n’ai pas pu m’empêcher de remarquer qu’il y en avait plusieurs qui portaient un complet qui ne leur allait pas bien. Vraiment pas bien. Pourtant, ce sont des hommes qui font beaucoup d’argent. Dans mon cas, il ne me suffit pas de choisir le bon tissu, la bonne couleur, le bon agencement et les bons accessoires. Pour l’amour de Dieu, habillez-vous comme du monde !

Sur l’obtention de résultats…
Durant cinq ans, Taxi a fait une série de présentations spéculatives à un rythme frénétique et nous avons connu pas mal de succès. Je dirais un taux de réussite de presque neuf sur dix. J’ai reçu des appels de collègues concurrents qui me demandaient quel était mon truc. Au risque de passer pour un débile, je leur répondais que j’entrais dans la salle de réunion en croyant que j’allais gagner. C’est une question d’enthousiasme, de confiance. Je ne pense pas que je suis beaucoup plus brillant que les autres – le milieu publicitaire compte beaucoup de gens intelligents. Mais nous étions confiants et enthousiastes. C’était ça notre distinction.

Sur les hauts et les bas du marché…
S’il y a une chose dont je suis sûr en ce moment, c’est qu’il y aura une reprise économique. Tout ce qui descend doit remonter. Je ne crois pas qu’il s’agisse d’une conjoncture économique normale, mais c’est un cycle. C’est toujours un cycle. C’est juste une question de profondeur et de longueur – et je ne crois pas que cela va empirer – nous allons sortir de ce creux. Il ne nous reste qu’à retrousser nos manches pour nous assurer de remonter la pente.

Pour remercier Monsieur Guenette de sa participation à cette publicité, un don a été fait en son nom à l’organisme Covenant House. Il porte ici des vêtements signés Tom Ford. Son conseiller vestimentaire est Winnie Chu de notre magasin de la rue Bloor à Toronto.

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