{ Brin de sagesse }
La nouvelle confiance : Dr Neil Fleshner, L’innovateur
Le docteur Neil Fleshner est le directeur du Service d’urologie du Réseau de santé universitaire.
C’est sous sa direction, et grâce aux fonds amassés lors d’activités de financement comme les épreuves Harry’s Spring Run-Off pour combattre le cancer de la prostate, que de jeunes chirurgiens en provenance de partout dans le monde sont formés pour opérer à l’aide du système chirurgical Da VinciMD – une technologie robotique de précision employée en urologie et en gynécologie.
Notre conversation avec le Dr Fleshner a eu lieu tout juste après une conférence sur le cancer de la prostate qu’il a donnée en Australie.
Vous êtes reconnu comme l’un des plus grands spécialistes du cancer de la prostate au monde. Comment est-ce devenu votre spécialité ?À vrai dire, c’est une curieuse histoire. Je me suis inscrit à la faculté de médecine en projetant de devenir oncologue, un médecin qui soigne le cancer. Je me suis passionné pour la chirurgie plus tard dans ma carrière et j’en suis venu à développer une fascination pour les tumeurs urologiques qui forment, croyez-le ou non, un groupe très intéressant de tumeurs.
Il y a Dr Fleshner le chirurgien et Dr Fleshner le chercheur. D’une certaine manière, y a-t-il un rapport entre eux ?Je crois que peu importe le domaine de recherche en médecine, les questions les plus pertinentes ne peuvent être posées que par quelqu’un qui se retrouve en première ligne. Comprendre les nuances de la maladie permet de préciser les données et d’affiner son questionnement.
La recherche exige-t-elle plus de patience que celle dont on s’attend d’un « homme d’action », selon l’image que l’on se fait d’un chirurgien ? Certes, c’est plus passif, dans son sens littéral. Mais le chapeau de chercheur exige des qualités de meneur. Il faut diriger des gens, amasser de l’argent et finalement s’exposer pour donner une voix à une cause ou une maladie particulière qui mérite que l’on prenne fait pour elle. D’une certaine façon, le rôle de chercheur réclame plus de vision en fonction de la direction qu’il vaut mieux donner à l’étude d’une maladie.
Pouvez-vous m’en dire un peu à propos du bras chirurgical Da VinciMD ?Au fond, il s’agit d’un outil qui nous procure une façon nouvelle et plus précise d’enlever la prostate. C’est un outil potentiellement très important pour les pays qui éprouvent des difficultés géographiques comme le Canada, car il permet au chirurgien de pratiquer une opération à distance. Notre rôle, ici à l’hôpital Princess Margaret, a été d’établir une discipline de recherche à l’égard de l’appareil. Ce qui permettra éventuellement de faire évoluer son application.
L’hôpital Princess Margaret jouit d’une remarquable réputation, tout comme plusieurs hôpitaux universitaires au Canada. Qu’est-ce que l’on fait bien ici ?Nous avons d’extraordinaires collaborateurs et débatteurs au Canada. Leurs qualités sont considérées comme précieuses dans le réseau médical et particulièrement dans le milieu de la recherche. C’est ainsi que nous avons des gens qui viennent de Hollande, d’Italie, d’Arabie saoudite, d’Israël, du Chili – nommez un endroit sur la planète et nous avons des médecins qui viennent de là pour apprendre de nous. Nous exportons une façon de faire, d’apprendre et de penser qui est très recherchée dans le monde. Soit dit en passant, les fonds amassés par Harry Rosen lors des épreuves Spring-Run-Off jouent un rôle clé dans notre capacité de partager ce genre de compétence.
Quel conseil donnez-vous à un jeune homme ou une jeune femme qui entre en médecine aujourd’hui ?Trouvez un aspect de l’univers médical qui vous passionne et consacrez-vous à sa poursuite.
Pour remercier le Dr Fleshner de sa participation, un don a été fait en son nom à la Fondation de l'hôpital Princess Margaret. Il porte ici des vêtements Ermenegildo Zegna. Son conseiller vestimentaire est Johnny Aleandro de notre magasin de la rue Bloor à Toronto.La Semaine de la sensibilisation au cancer de la prostate se déroule du 14 au 18 septembre. Nous recommandons aux hommes âgés de 40 ans et plus de consulter leur médecin, d’être conscients de leur risque de cancer de la prostate et de voir à la santé de celle-ci.
Pour en savoir plus sur les épreuves Harry’s Spring Run-Off pour combattre le cancer de la prostate, qui auront lieu le 7 mars au parc Stanley de Vancouver (au profit de l’hôpital Vancouver General) et le 3 avril à High Park à Toronto (au profit de l’hôpital Princess Margaret), rendez-vous à canadarunningseries.com.